Whitehorse – À la découverte de la capitale du Yukon

Whitehorse. Si l’on devait résumer en un seul mot les premières impressions laissées par la ville. Ce serait (après s’être posé de longs moments à y réfléchir), aventure.

Tout ici rappelle le passé proche de la ville. La ruée vers l’or, les nouveaux explorateurs. La ville de Whitehorse est un grand mix de culture où se cotoient influences nord américaines, indiennes, européennes et asiatiques. Les vols incessants de petits coucous et autres hydravions appellent à l’aventure. On a l’impression de revivre ces heures d’explorations où le monde entier convergeait jusqu’à la ville en quète d’un nouvel avenir.

Ici tout est grand, sauf la taille des maisons, qui est inversement proportionnelle à celle des pick-ups circulant sur les routes. Un café ? On vous le sert dans un verre à demi. Un repas ? Il vaut mieux être deux sur l’assiette pour ne pas avoir de mal à la finir. Même les corbeaux (ravens), symboles de la ville sont incroyablement grands et, perchés sur les toits des maisons, ils nous évoquent les esprits des Premières Nations.

Si l’on se sent bien à Whitehorse ? Indescriptiblement bien. L’un comme l’autre, nous avons en quelques jours noué des liens d’affection avec cette ville hors du commun. Que ce soit pour son coté sauvage ou bien historique, que ce soit pour la Yukon River ou bien les sommets environnants, tout ici amène finalement à la même sensation de paix. Ne vous fiez pas aux devantures parfois un peu austères, chaque porte que vous pousserez vous amènera dans un autre monde, parfois un autre temps.

Toute cette énergie, cette identité, est en grande partie dûe au fleuve Yukon. Majestueux, calme d’apparence mais laissant voir à la surface de ses eaux la violence de ses courants. Il est fortement déconseillé de s’y jeter tête la première, même pour les très bons nageurs. Si l’on prend le temps de s’asseoir sur ses berges et qu’on le regarde filer, le calme nous envahit. Elle est magnifique cette rivière. Le bleu profond contraste parfaitement avec le vert des arbres qui la bordent. On peut voir par moments sauter un poisson, puis le calme revient. Elle est magnifique cette rivière.

Lorsque l’on pousse un peu plus avant la découverte des lieux, de nombreuses surprises apparaissent sur notre chemin. Une maison aux étages empilés maladroitement. Un édifice tout droit sorti de la conquète de l’ouest. Puis une cabane de trappeur. Tout se succède sans réellement de cohérence, mais chaque chose semble cependant être à son exacte place.

Il en va de même pour les gens que nous croisons. Locaux, voyageurs de passage, nouveaux arrivants. Tout le monde est si différent, et pourtant, un sourire est échangé à chaque personne croisée sur notre chemin. Du simple bonjour à la présentation de la faune locale. Chacun prend le temps d’apprécier le moment présent et de partager sa joie de vivre. Notre premier constat est sans appel. Sous ses airs de ville froide, Whitehorse habrite une des populations la plus chaleureuse que nous ayons pu voir.

La saison d’été en cours, nous voyons passer nombre de camping-cars, trucks aménagés et pick-ups chargés de canoës, équipements de camping. La vie en extérieure, ici c’est sacré. Les magasins regorgent de gadgets de camping, de la simple grille de barbecue rétractable au toaster de pain de mie à installer directement sur son feu de camp. Il y en a pour tous les goût et surtout tous les gabarits. Nous ? Nous avions bien préparé notre arrivée, peu de choses nous manquent, ormis les classiques équipements contre les ours. Gazeuse, avertisseur sonore et clochettes, sac étanche pour la nourriture. Nous voilà fins prêts à arpenter les terres du Nord, sur les traces de Jack London et premiers chercheurs d’or.

Pour nous acclimater au mieux, nous filons nous installer dans un campground (camping municipal) à l’entrée de la ville. Parfait pour tester tout notre petit matériel. Tente, couchage, popote. Nous testons tout une dernière fois afin de nous assurer que tout est bien en état de fonctionnement. Faire et défaire son sac, 3, 4, 5 fois, jusqu’à trouver l’agencement parfait. Celui qui permet d’accéder à tout sans avoir à sortir la moitié de son sac à chaque fois. Pas d’ours dans le coin, mais des dizaines d’écureuils et un renard bien rusé. Ils vont nous aider à nous discipliner et à ne surtout pas laisser de nourriture et vaisselle hors des contenants étanches.

Pour l’heure nous nous dirigeons quelques jours vers le Sud, mais Whitehorse a encore un tas de choses à nous apprendre et nous montrer.

2 Comments

  1. Dauteuille YvesReply26 August 2018 at 22 h 56 min 

    De retour de superbes bivouacs dans les Pyrénées (françaises et espagnoles), et malheureusement à la veille de reprendre le boulot, je prends un grand bol d’air en suivant votre périple. Super intéressant, on attend la suite ! Bises et profitez bien !

    • FRNCH1NRCKSWPReply22 September 2018 at 0 h 24 min 

      Coucooouuuuuu,
      alors comment c’étaient les pyrénées?! C’est beau, heiiinnnn?! On adore avec Abel. C’est un très bel endroit sauvage et typique à la fois.
      Pas d’île d’Houat cet été du coup? Tu nous enverra des photos j’espère! Qu’est ce que tu as fait comme village du coup? Et la rentrée ça va? Pas trop sur les chapeaux de roues?!
      Gros gros bisous et à très vite

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *