Tired in transition – Paris to Whitehorse

Alors nous y voilà. Le jour que nous attendions depuis tellement longtemps est enfin arrivé. C’est aujourd’hui que l’aventure Frenchinrockies débute vraiment. (Pour nous ça fait longtemps qu’elle est en route, mais pour vous, vous allez enfin pouvoir profiter de es belles images et ces longs récits que nous vous promettons depuis si longtemps)

Mercredi 08 Aout – Réveil ultra matinal, les sacs ne sont toujours pas prêts, les logiciels de créa toujours pas activés, il reste des papiers officiels à envoyer pour clôturer certains abonnements en France et activer quelques sécurités au Canada. Mais on y est quand même. Comme pour nous aider à moins souffrir du changement climatique qui nous attend, la météo a décidé de quitter les 38°C pour redescendre autour des 28°C. On est loin de ce qui nous attend, mais on apprécie le geste.

Petit-déjeuner englouti, nous filons tous à Roissy. Le stress monte un peu. Avons-nous bien tous les papiers, les billets sont-ils tous bons ? Oui car ce qu’on ne vous a pas dit, c’est que 2 jours avant le départ nous nous sommes rendus compte que l’agence de voyage avait annulé et changé des billets et nous proposait une arrivée Reykjavik/Vancouver à 18h10 et un départ Vancouver/Calgary 10 minutes plus tôt. Ne passez pas par Tripsta !

Nous arrivons donc à l’aéroport, au mauvais terminal bien entendu. Pas un gros souci en soi. Nous partons pour l’enregistrement cette fois-ci au bon terminal. Et là, c’est l’enregistrement du bagage supplémentaire qui pose problème. Nouvelle petite montée de stress. Après 40 minutes à galérer, tout rentre dans l’ordre. La compagnie nous fait même une petite ristourne sur le surcoût. Il est temps de lâcher les larmes et de monter dans l’avion.

Le stress redescendant. On est dans le bon avion, à l’heure, et normalement nos bagages nous suivent.

Première halte à Reykjavik. Grosse claque. Il doit faire 8°C sur la piste, le vent nous fouette le visage. On aurait peut-être du choisir un PVT plus au Sud… L’excitation prend le dessus et nous nous faisons déjà de nombreux plans sur la suite. Où irons-nous en priorité, et quel travail, et avec quel ski on skiera cet hiver, etc.

Second avion pour Vancouver. On survole le Groenland et ça, franchement, c’est un moment qui restera dans nos mémoires. La partie Est principalement est magnifique. Glaciers et banquise à perte de vue. De la vraie nature sauvage. On en prend plein les yeux, puis on dort, puis on en reprend plein les yeux. À mesure que l’on s’approche de Vancouver le stress recommence à monter.

Nous atterrissons, et la course au visa est lancée. Nous avons bien préparé toutes nos pièces justificatives, tout est en règle. Nous croisons seulement les doigts de ne pas tomber sur un douanier trop tatillon. Nous sommes orientés vers le service de l’immigration. Nous donnons invitations à entrer sur le sol canadien et passeports. On nous donne un petit numéro et l’ordre d’attendre. L’attente semble interminable.

Et puis finalement, 5 minutes plus tard. Nous voilà avec nos visas pour 2 ans en poches. Pas de vérification d’assurance, de fonds, etc. Nous sommes officiellement les bienvenus. Gros soulagement. Nous laissons nos bagages en consigne à l’aéroport, nous prenons un taxi pour l’hôtel que nous avions réservé 2 mois plus tôt. Une chinoise nous accueille, elle ne parle pas un mot d’anglais. On ne sait pas dans quelle chambre dormir, quoi faire, comment se rendre à l’aéroport le lendemain. La fatigue commence à peser.

Nous bookons de notre coté un taxi à 5h le lendemain matin. Puis allons dormir sur les coups de 20h. À 23h le patron vient nous réveiller pour nous amener à l’aéroport… 1h plus tard les proprios se prennent le bec avec un client, ça crie une bonne demi-heure dans tout l’hôtel. À 3h du matin, un client bourré rentre à l’hôtel et réveille tout le monde. Nous sommes soulagés de quitter l’endroit à 5h.

Le stress remonte, car nous n’avons pas nos confirmations de billets pour le vol nous amenant à Whitehorse. Heureusement nous tombons sur une charmante jeune femme qui nous aide dans les démarches et ne nous fait même pas payer le supplément de bagage pour notre troisième sac. Cette fois le stress a disparu. Il n’y a plus qu’à profiter.

Un dernier vol de 2 heures pour nous amener jusqu’à Whitehorse. Les Rockies en toile de fond. Rockies qui disparaissent peu à peu, à mesure que nous nous enfonçons dans le Nord. L’arrivée se fera sous la pluie à environ 12°C de température extérieure. Nou récupérons les bagages, plongeons dans un taxi. L’aventure Frenchinrockies est définitivement lancée.

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