Trousses de secours – le TRAUMA KIT

Ça fait un bout de temps que je me prends la tête sur cette série d’articles. Dur de faire un court résumé de ce que nous allons prendre dans nos diverses trousses de secours et pourquoi. Mais il faut bien se lancer…

Commençons donc avec le Trauma kit. Sans doute l’un des kits qui demande le plus de connaissances et qui, malheureusement, est généralement utilisé en cas d’urgences sanglantes. Trauma Kit évoque souvent les soldats et la guerre, les plaies par balles, mais croyez-moi, il vous sera utile dans de nombreuses situations que vous ne soupçonnez même pas.

Composition du Trauma kit : 

Leathermann Raptor : L’outil indispensable, qui permet de couper à peu près tous les tissus. Cuir, combinaisons de ski, alliance, ceinture de sécurité, etc. Je le mets dans le trauma kit pour cet article, mais il doit être disponible encore plus vite. Soit sur le haut du sac, soit directement sur soi.

Gants nitrile : Obligatoires dans votre trauma kit. Les gants vous protègeront vous et la victime. On évite les échanges sanguins, on évite également de transmettre les microbes et bactéries que l’on a sous les ongles directement dans la plaie.

Coussin hémostatique : Permet de réaliser une compression sur une plaie profonde ou lors d’une section d’artère. Couplé à une bande de gaze, le coussin vous permettra de vous libérer les mains et de ne pas avoir à garder une compression sur la plaie.

Bande de gaze stérile : Indispensables dans chacun de vos kits. Les bandes de gaze vous permettent d’immobiliser, stabiliser, comprimer. Elles vous serviront à tout.

Celox en sachet de 35 g : Poudre d’agent coagulant. Quand la plaie saigne abondamment, notamment dans le cas de blessure par balle (cavité dans la chaire), on vide le contenu du sachet sur la source du saignement, ce qui fera coaguler le sang et stoppera l’hémorragie.

Pansement américain 10 x 10 – 15 x 20 – 20 x 30 : Au top pour réaliser des compressions manuelles, pour nettoyer les plaies, j’ai plutôt tendance à les utiliser en compresse d’absorption lors d’un saignement abondant. Un coté compresse et un second assez étanche, permettant de réaliser un pansement de grande taille en très peu de temps.

Pansement compressif (pansement israélien) : L’outil le plus rapide pour réaliser une compression. Pansement, bande et garrot en même temps. Pensés pour le combat et les plaies par balle, ce pansement est une vraie merveille. Une compresse sur une bande avec un passant en plastique qui permet de serrer la bande au maximum et couper ainsi l’arrivée du sang.

Garrot tourniquet Soft : Le garrot le plus large sur le marché. Il permet un arrêt de l’irrigation sans trop détériorer les tissus. Assez simple d’utilisation, il reste difficile à mettre en place tout seul. Si vous êtes allés faire la mise à jour de votre formation aux premiers secours, sachez que le garrot est revenu. Il faut être capable de l’installer sur une victime en cas de nécessité.

Garrot tourniquet Cat : Un poil moins large que le Soft, le garrot Cat est en revanche le plus simple à installer à une main sur soi.

Champ stérile : Selon la gravité de la plaie et le terrain où l’on se trouve, il peut-être parfois nécessaire de créer une zone « stérile » autour de votre zone de travail. (on ne peut pas créer véritablement une zone stérile en plein air, il s’agit plus de se protéger de la boue, du sable, de matières chimiques, etc.)

Pansement occlusif : Celui que l’on souhaite n’avoir jamais à utiliser. Mais à avoir absolument. Le pansement occlusif s’utilise sur l’abdomen, le dos et concerne les blessures perforantes. Balle, branche, tout ce qui peut causer un trou et amener de l’air autour de vos poumons. Il s’agit là de bloquer toute entrée d’air et de prévenir un pneumothorax en isolant à nouveau l’intérieur du corps.

Aiguille de décompression : Autre objet que l’on ne veut pas toucher. L’aiguille de décompression. Malheureusement, en cas de pneumothorax, on n’a pas trop le choix, il faut libérer la pression, et pour ça… il faut une échappatoire. Planter l’aiguille peut paraitre très dur à réaliser, mais il s’agit juste de bien connaitre la marche à suivre et tout se déroulera sans encombre.

Couverture de survie : Personnellement, nous en mettons une dans chacun de nos kits. Indispensable, tout simplement.

Duct tape : Scotch américain, qui peut vous sortir d’un paquet de galères. Il est étanche et vraiment ultra collant. Dans certaines situations il peut être plus efficace que le sparadrap. Ce qui est sûr, c’est que dans un trauma kit, il vous servira à coup sûr.

Sachet Zip Lock : Âmes sensibles s’abstenir… En cas d’éviscération (coup de griffes d’un animal par exemple), le sachet zip lock couplé à un pansement américain imbibé de sérum physiologique peut vous sauver la vie. Vous pourrez ainsi protéger les viscères de l’extérieur et créer une annexe à votre corps dans le sachet ziplock. Chose à retenir absolument ! Ne jamais remettre dans le corps quelque chose qui en est sorti. Les intestins hors du corps, restent hors du corps.

Sérum physiologique : Pour le cas cité plus haut.

Lampe frontale : Parce que l’on ne se blesse pas que la journée… Il faut être capable d’intervenir également de nuit.

Scalpel : On ne sait jamais, ça peut toujours servir. On a choisi d’intégrer un scalpel à notre kit afin de pouvoir faire face à plus de problèmes encore.

Ceci est vraiment un kit monté de bout en bout. Il existe des trauma kits complets à vendre, mais ils ne seront pas aussi fournis et ne prendront pas en compte vos compétences à les utiliser. Nous avons choisi chacun des élément composant notre trousse pour leur facilité d’utilisation et nos besoins. Nous nous sommes entrainés à réaliser chaque geste afin d’être prêts le jour J et ne pas avoir à réfléchir trop longtemps sur quel pansement, quel outil choisir.

Un kit doit vraiment répondre à vos besoins et à vos compétences. Inutile de vous charger d’éléments que vous ne savez pas utiliser, il y a peu de chance que vous rencontriez une personne qui les utilisera pour vous lors d’une urgence.

Pour tous ceux qui s’inquièteraient, nous ne prévoyons pas de l’utiliser tous les jours, et nous croisons même les doigts pour n’avoir jamais à l’utiliser. Mais si par malchance il faut intervenir, il vaut mieux s’alourdir de ce kit dans son sac et être capable de tenir les quelques heures qui vous séparent de l’arrivé des secours.

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