À la recherche du ski perdu – dénouement

Comme beaucoup le savent, cet hiver j’ai eu une petite mésaventure lors d’une sortie du coté d’Arêches (résumé). Le 25 février, après une montée interminable dans le brouillard de plus de 10 km pour pas loin de 1300 m de dénivelé, je perdais mon ski. J’ai eu ce jour là la bonne idée de poser mon ski dans la neige, sans avoir remis le stop-ski. Bilan : un ski qui part à pleine vitesse en pleine pente, et un retour à la voiture sur un ski.

Je retournais sur place le mardi 27 février (résumé) pour tenter de le retrouver. Je profitais au passage d’une de mes plus belles sorties de la saison. Un froid polaire, mais la montagne pour moi tout seul. Malheureusement, après plusieurs heures passées à rechercher le ski, je rentrais bredouille. La neige devant tomber dans les jours à venir, j’avais laissé de coté ma quête en sachant pertinemment que le ski serait recouvert par les prochaines chutes.

Le 07 avril, nous étions retournés dans le coin en pensant rechercher le ski (résumé), mais les fortes chaleurs avaient grandement déstabilisé le manteau neigeux, et nous avions dû changer nos plans. Nous étions partis sur la face opposée afin d’éviter les risques d’avalanche. Une fois ds plus une belle du coté d’Arêches, mais une fois de plus une sortie sans mon ski. Je m’étais fait à l’idée et pensais tenter une dernière fois ma chance pendant l’été, à vtt.

Samedi dernier, je reçois un coup de téléphone d’un numéro qui m’est inconnu. D’habitude je ne réponds pas, mais pour une fois j’ai fait l’effort. “Salut, je m’appelle Étienne, j’ai retrouvé ton ski du coté d’Arêches.” J’avais, 3 mois plus tôt, laissé un petit message sur le forum “perdu/trouvé” de skitour, lancé un peu comme une bouteille à la mer, je décrivais le ski et l’endroit où il avait été vu pour la dernière fois. Au final ça aura marché.

Un grand merci à Étienne pour avoir pris le temps de redescendre le ski et le ramener jusqu’à Annecy. Un grand merci à skitour et à sa communauté qui joue le jeu et qui illustre la solidarité qui existe encore en montagne. J’ajouterai un grand merci à Black Diamond, qui fait des super skis. À part quelques traces de rouille sur les carres, le ski n’a pas bronché d’un pouce pendant ses 3 mois dans la neige. Ne reste plus qu’à savoir s’il a mérité sa place avec nous pour notre hiver au Canada.

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