Test couchage – Sea to Summit matelas ULTRALIGHT INSULATED

Nous voilà fin prêts à tester le matelas ultralight insulter de Sea to Summit. Matelas gonflable avec construction en chambres (technologie Air Sprung Cells) qui reprend le principe des sommiers à ressorts. L’idée est de créer des cellules indépendantes les unes des autres qui ont des déplacements ou des compressions indépendantes de leurs voisines.


Les séries « insulated », c’est à dire isolées, embarquent à l’intérieur, l’équivalent d’une couverture de survie. Un revêtement Exkin Platinum qui lutte contre la perte de chaleur via les rayonnements, jumelé à une couche de fibre Termolite qui empêche la circulation de l’air et donc son possible refroidissement. On ajoute un traitement anti-microbe sur un tissu Nylon doublé de TPU, et on a là un beau nid douillet où passer de fraiches nuits.

La série Ultralight est, comme son nom l’indique, la plus légère et compressible des 3 gammes. Elle est par conséquent la moins confortable. Mais compte tenu des exigences de la marque australienne, je suis sûr que je vais tout de même passer une excellente nuit dessus.


En terme de volume, moins d’un litre d’encombrement pour un poids de 480g. Une fois déplié, on a plus d’1m 80 de long pour 55 cm de large ; une surface supérieure aux standards du marché. Pour information, vous avez donc 181 cellules d’air qui composent votre couchage, de quoi être largement confort. Assez parlé de chiffres, il est temps de gonfler la bête.


Point numéro 1 : ne jamais gonfler son matelas à la bouche. Vous insufflez de l’air humide et chaud qui prend plus de place que l’air froid. Dans la nuit vous perdrez en capacité de gonflage, vous vous sentirez un peu à plat. L’ai humide va grandement refroidir et vous apporter une désagréable sensation de froid. Vous y introduisez des bactéries (même si votre bouche est propre et saine) qui diminuent sa durée de vie en cas de mauvais stockage et nettoyage. C’est pourquoi Sea to Summit fournit désormais une pompe spécifique, incorporée à la housse du matelas. Malheureusement pour moi, je n’ai pas la bonne housse, je me sers donc de mon Drysack Air Stream afin de gonfler le matelas.


Petite merveille de système : la valve de gonflage est étonnamment bien pensée. Elle s’intègre parfaitement afin de ne pas vous gêner pendant la nuit. Une première ouverture équipée d’un anti-retour vous permet de gonfler efficacement, sans perte d’air. Par simple pression sur ce dernier, vous pouvez laisser échapper un peu d’air afin de donner à votre matelas la dureté désirée. Une seconde ouverture permet l’ouverture totale de la valve lors du dégonflage de votre couchage. Également très pratique pour ranger votre matelas sans y passer des heures.


Allez, je m’installe. Je profite de ce temps exceptionnellement affreux pour tester le matelas directement sur neige. Une belle petite pluie fine qui se transforme peu à peu, le thermomètre tourne aux alentours de 2/3°C : le top ! Le confort est au rendez-vous. On sent que l’ai ne circule pas trop, ce qui donne vraiment l’impression d’avoir un couchage homogène. On évite ainsi cette sensation de mouvement de vague lorsque l’on se retourne dans son sommeil.

Comme il neige, j’équipe mon duvet d’un bivvy. J’ai eu la bonne idée de partir sans bâche, pensant que le temps serait plus clément avec moi. Erreur… Je suis donc doublement isolé du sol et il sera dur de juger totalement objectivement des performances d’isolation. Une petite boisson chaude avant de dormir, la suite des résultats au matin.

Je me lève bien tôt, même si je n’ai pas souffert de froid et même plutôt du chaud. Le matelas n’a pas perdu une once de volume. Il est toujours aussi gonflé, quasiment gelé en dessous, il est resté à température ambiante sur le dessus (bon, la température ambiante est sous les 0°C). Le revêtement nylon fait pas mal de bruit lorsque l’on se retourne, mais l’utilisation du bivvy y est pour beaucoup j’en suis convaincu.Au delà du confort sonore, j’ai vraiment passé une super nuit, ce qui, au regard de la veille, ne m’était pas forcément assuré.

Si vous cherchez une solution de couchage, où le confort n’est pas l’absolu priorité, vous avez frappé à la bonne porte. Sur un sol enneigé le matelas a tenu sa place et m’a bien isolé. Je pense que pour un trip plus orienté cailloux il faudrait passer au modèle confort, avec plus de cellules pour soutenir votre dos. Si vous cherchez du light et que vous n’avez pas peur du froid, il existe même en version non isolée. Plus légère et compacte, vous risquez tout de même de vitre vous rafraichir par le dos.

Pour moi c’est vraiment le produit transversal, qui conviendra au maximum de monde. Les versions plus élaborées étant bien plus lourdes et encombrantes, et la version light bien moins isolée, vous avez là un couchage qui devrait pouvoir vous accompagner dans bon nombre d’aventures. Personnellement j’ai été conquis par l’étanchéité du produit : c’est rare de finir sa nuit avec un matelas aussi gonflé que 8h plus tôt.

Vous pouvez y aller les yeux fermés. Moi je l’embarque dans le Yukon, c’est certain.

Matelas Sea to Summit

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