Obtenir son PVT

Pour avoir la chance de pouvoir rester aussi longtemps au Canada, il nous fallait un visa longue durée qui nous permette de passer d’une province à l’autre sans restriction.

Âgés de moins de 35 ans, le PVT était la solution idéale. Un visa « working-holidays » de 2 ans, nous permettant de travailler où bon nous semble, quand nous le souhaitons, et de voyager à notre guise dans tout le Canada. La liberté absolue.

Comment obtient-on ce précieux visa ? 

À vrai dire tout est question de chance. Chaque année, le Canada a un nombre de place réservées pour les jeunes français désirant venir dans le pays. Ce nombre peut évoluer à la hausse ou à la baisse et personne ne connait d’avance sa valeur. Il faut donc s’inscrire sur le site de l’immigration canadienne, remplir un dossier fourni et croiser les doigts.

Vous allez être « mis » dans un grand chapeau avec tous les autres français ayant rempli ce dossier. Et ponctuellement, l’immigration canadienne va « piocher » aléatoirement plusieurs noms. Si vous êtes chanceux, votre nom sortira, sinon il faudra attendre une prochaine session. Ou bien alors se diriger vers un autre visa d’entrée.

Comme vous pouvez le comprendre, nous avons été plutôt chanceux. Tous les deux sélectionnés. À la réception de notre invitation, nous avons un an pour nous présenter à l’entrée du pays et faire démarrer les 2 ans de visa. Il faut savoir que votre invitation n’a pas valeur de visa. Il faut encore satisfaire à plusieurs exigences lors de l’entrée sur le territoire (assurance – preuve de fonds suffisants – etc.).

Voilà comment tout cela s’est passé pour nous :

Début 2016, nous avons des envies d’ailleurs. Où aller, quoi faire, pas mal de questions. Nous prenons une mappemonde et établissons une liste. Après plusieurs mois d’études des possibilités, quelques voyages à l’étranger pour faire des tests, le Canada sort du lot. Il est temps de se renseigner plus spécifiquement sur les moyens d’y entrer.

Fin 2016, nous remplissons les formulaires des visas « working-holidays » sur le site de l’immigration canadienne. À partir de ce moment, une longue attente commence. Régulièrement, les autorités canadiennes invitent des centaines de jeunes français. Nous ne sommes toujours pas tirés au sort. Mois d’Août 2017, alors que nous sommes en Andorre pour rouler le bike park de Vallnord, Ombeline reçoit la précieuse invitation. L’un de nous a été tiré. Cela ne me garantit pas d’être également choisi, mais il existe une alternative pour les conjoints (Ombeline doit signer au minimum un CDD de 6 mois pour que je me vois octroyer un visa comme le sien).

Nous attendons nerveusement la fin octobre, période de remise à zéro des tirages au sort, en nous préparant à toutes les éventualités. Finalement, fin Septembre 2017, je reçois mon invitation. Si Ombeline était chanceuse d’avoir été tirée au sort, que dire de moi. Avant dernier tirage, plus de 13.000 personnes en lice et seulement 154 élus. Nous pouvons respirer.

Nous annonçons à nos entreprises notre départ dans 1 an, afin que l’on puisse nous remplacer dans les meilleures conditions. À partir de ce moment, le projet commence véritablement. Il nous est permis de rêver vraiment et de nous imaginer le voyage. Nous étudions les possibilités de travail, les secteurs d’activité par provinces ou encore les lieux d’intérêt touristique. La Colombie Britannique a clairement notre préférence à ce moment.

Mi décembre 2017, nous participons à un salon organisé par l’Immigration Canada. Les représentants de chaque province sont présents afin de présenter les atouts de leur territoire. Nous tombons sous le charme du Yukon. Pas forcément pour son activité économique, même si le secteur du tourisme nous intéresse vraiment, mais surtout pour les possibilités infinies d’activités de plein air.

Nous passons un long moment sur leur stand et discutons emploi, opportunités, etc. C’est ici que nous rencontrions l’AFY (Association Franco-Yukonnaise), en la personne de Sophie. Nous obtenons de nombreuses réponses à nos questions, et nous commençons à échanger par mail une fois rentrés. Le choix est fait, nous prenons nos billets pour le mois d’Août. Direction Whitehorse.

Nous voilà en 2018 et nous passons les moins qui nous restent à nous préparer au mieux. Trouver des sponsors, des médias prêts à relayer notre contenu. Des personnes à rencontrer sur place, des endroits à absolument découvrir. Dans un peu plus de 2 mois nous serons dans l’avion, près à définitivement lancer cette aventure.

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