Test couchage – Sol ESCAPE BIVVY

La neige fond peu à peu, malheureusement pas assez vite pour que l’on puisse sereinement camper partout. En somme, les conditions idéales pour tester un sur-sac étanche pour le sac de couchage. À la base c’est un abri d’urgence, mais je voulais le tester dans les conditions qui nous intéresseront une fois dans le Yukon. Nous voilà donc partis avec le Bivvy Escape de Survive Outdoors Longer (SOL).

Ce produit est présenté comme une révolution dans le mondes des abris d’urgence. Le tissu utilisé est censé être exceptionnellement aéré. Fini les problèmes de condensation importante à l’intérieur du sur-sac lorsque l’on commence à évacuer de la chaleur pendant la nuit. La membrane externe protège des intempéries, tandis que la membrane interne reflète plus de 70% de la chaleur produite par le corps humain.

Fabrication avec des coutures étanches, un cordon d’ajustement pour la capuche et une fermeture éclair latérale, afin de sceller entièrement le bivvy et de l’utiliser comme un sac de couchage traditionnel. SOL y a ajouté une couleur orange haute visibilité, afin d’être facilement repéré par les secours en cas d’utilisation comme abri d’urgence. Pour 240 grammes, on a une protection d’urgence qui pourrait même s’avérer utile par tous temps.

Place donc au test grandeur nature. Une belle petite pluie fine qui se transforme peu à peu, le thermomètre tourne aux alentours de 2/3°C : le top ! Et le soleil n’est pas encore couché… Je me pose à un endroit à peu près plat et abrité. Ce qui fut difficile à trouver. Mais je suis finalement tombé sur un coin avec quelques arbres et un mix de terre et de neige.

Avant d’aller me coucher, je prends une petite boisson chaude et ne traine pas car la température vient de chuter en-dessous de 0°C. Sale temps pour un mois de mai. J’ai avec moi un duvet -2°C confort. Avec le sur-sac en plus, je pense que je dois gagner quelques degrés. Je vous dirai ça au petit matin.

La nuit ne fut pas la plus agréable que j’ai passée, mais j’ai tout de même pas trop mal dormi. Le bivvy a effectivement ajouté une sacré dose de chaleur à mon duvet, bien trop pour une nuit pareille, mais c’est bon signe pour une éventuelle utilisation en cas d’urgence. Le tissu reflète parfaitement la chaleur et fait gagner de nombreux degrés.

Forcément, avec une telle différence de températures, une fine couche d’humidité s’est déposée sur l’intérieur du bivvy et donc l’extérieur du sac de couchage. Une maigre gène par rapport à la fine pluie qui s’est abattue toute la nuit. Concernant le sac en lui-même, il n’a pas bougé durant la nuit. Pas de souci lors des divers retournements. La capuche reste bien en place. Le tissu fait un peu de bruit end as de frottements avec le duvet, mais en théorie ce n’est pas son utilisation première.

Au final, nous avons un produit plutôt de qualité qui aurait gagné à être testé en véritable configuration d’urgence. Sans sac à l’intérieur. Je pense que je ferai ce test avant de partir. Les qualités d’isolation et de chaleur vantées par le fabricant sont au rendez-vous et semblent même encore plus impressionnantes que sur le papier.

À priori un super produit pour une utilisation exceptionnelle en cas d’urgence. Par contre il ne sera pas à la hauteur pour une utilisation répétée, comme sur-sac de couchage. En fond de sac il peut être utile si vous partez dans des conditions difficiles. Je pense qu’il faut vraiment le voir comme un équipement de secours, à ne pas prendre dans un sac de tous les jours. En revanche, les adeptes du minimalisme se feront vraiment plaisir avec.

Le bivvy est vraiment un bon produit qui, pour le moment, n’a pas encore sa place assurée au fond de notre sac. Un abri d’urgence sera présent, mais sans doute un modèle un peu plus light. Apportant moins de chaleur et par conséquent moins de condensation. Surtout, nous souhaitons conserver de la place dans nos sacs déjà bien chargés.

Verdict dans moins de trois mois.

Escape Bivvy

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