Bien choisir son sac à dos

L’un des points particulièrement difficiles à gérer lors de la préparation d’un tel projet est le choix de son matériel. Il ne faut pas qu’il nous fasse défaut quand nous en aurons besoin, il ne faut pas non plus que nous transportions un produit qui ne nous servirait pas. Il faut don se projeter sur les aventures à venir, peser le pour et le contre, et finalement trancher. À travers ces petits articles, nous vous proposons de vous expliquer nos choix en fonction des caractéristiques techniques des produits et de l’utilisation que l’on pense en avoir.

Définir ses besoins : 

La première étape est de dresser une petite liste non exhaustive de ce dont on va avoir besoin. Vêtements, matos technique, couchage, prise d’images, etc. Vous aurez vite une petite idée du volume que cela représente à porter. Ne vous inquiétez pas, à force de faire des préparatifs comme ceux-ci, vous saurez ce dont vous avez réellement besoin. Les premières listes sont en général composées de 40 à 50% de superflu. Nous partons donc de ce dont on ne pourra pas se passer.

Première chose à penser quand l’on se prépare : le portage. Combien suis-je capable de porter sur une journée de déplacement – Quel volume vais-je devoir transporter approximativement – Cela permettra de se donner une limite d’encombrement et de charge. En l’occurence, nous tablons sur un volume de 50/60 litres pour Ombeline et 80/100 pour moi. Dans l’idée, autour de 12 kgs hors nourriture et eau pour Ombeline et 20 kgs pour moi. Cela nous permet de commencer à chercher quelques sacs correspondant.

Pour nous le choix est assez ciblé, nous avons la chance d’être soutenus par Lowe Alpine dans cette aventure. Sac à dos de trekking, expédition et alpinisme dont la renommée n’est plus à faire. Lorsque l’on choisit son portage, il faut de suite penser confort. Les prix sont assez élevés, mais un bon sac fera vraiment la différence, sur les courts voyages comme sur les grandes expéditions. Pour des laitages comme les nôtres, il faut en général compter autour de 200€. C’est en revanche un investissement sur plusieurs années et des séances en moins chez l’osthéo.

Les critères : 

Il faut donc que le sac soit réglable au niveau des bretelles afin qu’il soit parfaitement votre taille. La ventrale va supporter plus des 50% de la charge, il faut donc quelque chose de vraiment confort, avec une vraie boucle résistante qui ne cassera pas au bout de quelques semaines d’utilisation. Idem pour la pectorale, elle viendra vous reprendre environ 15% de charge. Il est important qu’elle soit réglable en hauteur et dotée d’un vrai clip. Les sangles de rappel de charge sont normalement présentes sur tout les nouveaux sacs, mais vérifiez tout de même que ce soit bien le cas. Les loops pour reprendre un peu de charge avec vos pouces peuvent aussi peser dans la balance.

 

Inutile de se diriger vers le sac le plus accessoirisé, il faut vraiment prendre en compte son utilisation. Nous serons souvent en tente, dormant la plupart du temps à plat. Une ouverture frontale nous semblait un gros plus. Tout comme l’ouverture en fond de sac. Trois ouvertures différentes permettant une manipulation plus facile et nous évitant de tout sortir du sac à chaque fois que l’on cherche quelque chose. Même si l’on en trouve dans le commerce, le fait d’avoir un rain cover sur le sac est un point que nous avons regardé.

Nous nous sommes ensuite penchés sur des points plus personnels. Pour Ombeline, un sac assez léger, bien ventilé dans le dos avec un maximum de confort. Pour moi, un sac costaud, pouvant supporter 25 kgs quotidiennement et vraiment confort à porter. J’ai fait l’impasse sur la ventilation du dos et privilégié des mousses plus épaisses aux points de contact. Important, nous souhaitions des sacs avec du volume disponible en hauteur et non en profondeur ou en largeur. Ils sont plus confortables lors d’utilisations en milieux accidentés et pentus.

Notre choix : 

Manaslu ND 55:65

Cerro Torre 75:100

Nous sommes donc partis sur le Manaslu ND 55:65 pour Ombeline : ND étant la déclinaison femme des sacs Low Alpine. C’est un point à absolument prendre en compte pour une femme. Choisissez toujours un sac adapté à votre morphologie, qui a été développé en prenant en compte les différences de morphologie femme / homme. Et pour moi le Cerro Torre 75:100. Les 2 sacs répondant exactement à nos critères.

Triple ouverture – ceinture anatomique – compatible poches d’hydratation – clips pour les bâtons – cheminée extensible – poches stretch sur les cotés – porte piolet – rain cover – sangles de compression sur les cotés – sangle pectorale ajustable – poches zippées sur la ceinture – poignée de chargement sur le devant. Avec 2,2 kgs pour Ombeline et 2,8 kgs pour le mien.

En résumé : 

Si nous devions prendre qu’un seul point en compte, ce serait assurément le confort. Sur un projet comme le notre, on peut parfois passer près de 10 heures avec le sac sur le dos. S’il est mal ajusté, mal équilibré, si vous êtes obligé de le bricoler car il vous a lâché, ça risque d’être très long et douloureux. Le prix ne doit pas venir prendre trop de place dans votre choix (il faut tout de même rester cohérent avec son budget, il existe des sacs très bien à des prix très abordables).

En second, les réglages. Il faut vraiment prendre un sac qu’il vous sera possible de régler dans ses moindres aspects. Pas une usine à gaz non plus, mais vous devez pouvoir l’adapter complètement à votre morphologie, car sinon ce sera votre morphologie qui devra s’y adapter. Et là, attentions aux bobos. Quand ça part du dos, ça va jusqu’au bout des pieds…

Troisième point important, le textile. Étudiez bien les matériaux utilisés pour la confection de votre sac. Vous aurez une assez juste idée de sa résistance à l’abrasion, de son imperméabilité, de sa durée de vie. Beaucoup d’éléments de qualité ajoutent du poids mais vous garantissent une longévité accrue et vous permettent de vivre vos aventures sans avoir peur de rompre une bretelle ou un zip.

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