Col d’Arpison – encadrement sortie presse

Un des aspects sympas du travail en marketing chez Nic-Impex, c’est la sortie presse.

Qu’est-ce que c’est ? Un peu comme une sortie scolaire, où les enfants seraient journalistes et influenceurs, et nous autres accompagnateurs. Pour cette sortie donc, nous avons invité plusieurs médias : I-trekking et Grazia, et 2 influenceurs : Foutrak et JC Pieri.

Nous commençons donc par accueillir tout le monde à la société afin de leur présenter le matériel qu’ils vont utiliser, et leur laisser le soin de choisir l’équipement qu’ils souhaitent embarquer. Plus de deux heures de présentation où nous répondons à leurs questions. L’idée est qu’ils aient une assez juste idée des conditions qu’ils vont rencontrer afin de faire les bons choix. Nous en profitons pour leur parler de la randonnée des jours suivants et de l’état d’esprit que nous voulons voir.

De la cohésion avant tout. Nous allons les responsabiliser et leur laisser le soin de faire eux-même l’orientation pour les jours à venir. Nous serons toujours là pour donner un coup de main et répondre aux questions, mais nous souhaitons leur transmettre les astuces pour être autonomes en moyenne montagne.

Un petit apéro à la boite et nous nous dirigeons vers l’hôtel où ils passeront une bonne nuit de sommeil. Un bon repas tous ensemble afin de resserrer les liens dés le départ.

C’est le grand jour. Alan a dormi à la maison et nous partons ensemble récupérer tout le petit monde à l’hôtel. Dernier checkup des tenues et nous voilà embarqués dans les voitures. Direction Saint Pierre de Chartreuse, chez Jean-Mi, pour un petit café et poser les affaires qui ne nous serviront pas.

Il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous laissons les rênes de la troupe à nos invités et commençons par un gros coup de collier. Le chemin monte fort, tout le monde a cependant l’air d’être ultra motivé. Nous nous laissons guider sans intervenir, même lorsque l’on tourne en rond et faisons pas loin de 300 m de D+ en rab. On apprend souvent plus de ses erreurs, voilà pourquoi nous restons en retrait.

Après près de 2h30 de marche, les estomacs commencent à grogner. Nous faisons halte sur un petit bout de caillou pour le pique-nique et reprenons rapidement notre avancée. Les détours de la matinée nous ont tout de même mis un peu en retard sur le programme.

Premier passage un peu technique : un bon gros névé qui se délite peu à peu et crée un petit cours d’eau. La pente est forte, il s’agit de ne pas tomber. Tout le monde prend donc le temps de le passer sans danger et nous reprenons notre route.

Nous revoyons nos objectifs à la baisse et supprimons la montée du petit Som. Il commence déjà à se faire tard et le créneau beau temps risque de nous passer sous le nez. Nous avançons donc sous les ordres de nos invités, Jean-Mi narrant l’histoire de la Chartreuse et des moines qui en ont forgé le caractère.

Nous nous posons près d’un mas pour enseigner l’utilisation des cordonnées UTM d’un GPS et ainsi permettre aux journalistes de trouver les quelques surprises enterrées 6 jours plus tôt. Les recherches peuvent commencer alors que nous nous approchons du lieu de bivouac.

Tout le monde se charge en eau pour les repas et la chasse au trésor est ouverte. Un premier colis a été déterré ; plus que deux. Je reste avec les influenceurs sur le campement et les aide dans leurs photos tandis que les autres partent à la recherche des autres caches.

Nous fabriquons toilettes, coupons du bois pour le feu. L’ensemble de la troupe met la main à la pâte et joue le jeu. Ils mettent plus d’une heure avant de se décourager pour le feu. Armés seulement d’une pierre à feu, ce fut pour eux quelque peu déconcertant. Nous nous chargeons du feu avec Jean-Mi et lançons un petit barbecue sauvage.

Vin blanc à température, fromage de pays à fort caractère, et les fameux sachets repas lyophilisés. Tout le monde retrouve le sourire, la nourriture et la chaleur du feu aidant grandement. Nous discutons devant un magnifique coucher de soleil et déjà la nuit est tombée. Je fais une tournée de vérification des couchages. 3 hamacs sur 4 n’ont pas été bien fixés, c’était une bonne idée de faire cette vérif.

Je reste au coin du feu avec Alan à célébrer comme il se doit son diplôme de moniteur ESF fraichement acquis. Tout le monde dort quand finalement nous filons nous coucher.

Durant la nuit les températures ont filé sous le 0. Le givre qui recouvre notre campement en témoignant. Les duvets -5 et -10 que nous avons embarqué n’auront pas été de trop.

Je me lève assez tôt pour profiter des lumières matinales et prendre quelques photos. Tout le monde (ou presque) suivant peu à peu. La plupart sont contents de leur nuit et n’ont pas eu froid. Nous leur préparons un petit-déjeuner lyoph et rassemblons les affaires de tout le monde en attendant que le dernier se lève.

Tout le monde est enfin prêt, le soleil nous chauffe déjà. Nous nous mettons en route pour retourner aux véhicules. Comme la veille, nos invités tracent leur propre route, nous restons seulement là en soutien au cas où. Les 1000 m  de dénivelé de la veille se ressentent, et le groupe marche plus lentement, mais nous arrivons finalement au Monastère de la Grande Chartreuse, le point de passage culturel de notre sortie.

Le(s) bâtiment(s) est (sont) immense(s). Pas de réseau, silence exigé. Un vrai petit havre de paix. Nous nous asseyons dans l’herber et contemplons ce monument d’architecture. Il est l’heure de retrouver les voitures et de rentrer. Un dernier petit repas pour debriefer et nous raccompagnons chacun à sa gare de retour.

Un moment vraiment sympathique où tout le monde aura joué le jeu. Une expérience que nous referons avant le grand départ.

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