Plateau d’Arpison – organisation voyage presse

Samedi 21 Avril 2018.

La semaine prochaine nous recevons plusieurs journalistes que nous devrons guider en montagne afin de leur faire tester le matériel Sea to Summit, Jetboil, Sol, Komperdell, Hydrapak, etc. Une belle sortie de 2 jours où nous répondrons à leurs questions, leur transmettrons les savoirs pour être autonome en moyenne montagne. Nous partons donc en reconnaissance avec Guitou et Jean-Michel, afin de tracer un peu le chemin, et surtout de cacher quelques surprises que nos journalistes et bloggers devront retrouver.

Départ du monastère de la Grande Chartreuse, lieu où est gardé secret la recette de la fameuse Chartreuse. 40 moines vivent encore là-bas. Nous faisons donc silence en passant devant l’énorme bâtisse. Peu de monde sur les sentiers malgré le grand soleil du jour. Nous abandonnons rapidement le chemin de base pour nous aventurer entre les arbres, au frais. On est encore en avril mais les températures de ces derniers jours dépassent régulièrement les 25°C. La neige tombée abondamment pendant l’hiver commence sérieusement à disparaitre.

Nous arrivons à une trouée, quelques centaines de mètres plus haut, le col de la Ruchère. Mais ce qui attire notre attention est à quelques mètres de nous. Une bonne quinzaine de mouflons broute tranquillement l’herbe nouvellement verte. Les pelages d’hiver commencent à disparaitre au profit d’un poil plus aéré, et chacun se repait au soleil. Les nouveaux-nés gambadent non loin sous l’œil protecteur des anciens qui nous lancent régulièrement quelques regards afin de s’assurer que l’on ne s’approche pas trop.

 

La ballade se poursuit sans rencontrer personne. Nous discutons Yukon et voyage. Les plaques de neige sont de plus en plus fréquentes sur notre chemin. Tout comme les jonquilles sauvages qui sont sorties en abondance ces derniers jours. Une explosion de couleur jaune qui s’exprime en tâches irrégulières présentes sur tous les pâturages. Nous hésitons longuement pour trouver le bon endroit du futur bivouac. Pas assez d’eau, trop humide, trop de pente… On décide de pousser un peu plus.

Nous croisons une ancienne bâtisse des moines Chartreux, ce pourrait être notre bivouac de secours en cas de forte pluie ou orage. Encore quelques centaines de mètres jusqu’à la prairie d’Arpison où nous trouvons une belle petite source d’eau. Le sol est plutôt sec, on pourrait bien avoir trouvé le spot parfait. Nous cherchons donc maintenant quelques endroits où nous pourrons cacher oreillers, serviettes et lingettes, vin blanc, fromage, sacs étanches, tout le petit confort que nos journalistes et bloggers devront mériter.

Nous prenons les coordonnées GPS de chaque cachette, une ou deux photos afin de proposer quelques indices et nous mettons en route pour redescendre. Il est déjà 19h45, et l’on a pris soin d’oublier nos frontales à la maison. Nous avalons la distance sans courir et coupons par ce par là pour gagner un peu de temps. Certains des chemins que nous empruntons n’ont pas été utilisés depuis un long moment, et certains autres n’existent tout simplement plus. Heureusement que nous faisons cette reconnaissance…

Nous voilà rentrés chez Jean-Mi à la nuit tombée. Bonne petite bière suivie d’un excellent gratin dauphinois. Nous sortons admirer le calme de Saint Pierre de Chartreuse et l’incroyable vue sur Chamechaude.

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