Test chaussure – Mammut AYAKO, légère et rigide

Les skis ayant été rangés la semaine passée, il est temps de (re)sortir les chaussures de randonnée et de parcourir les sentiers encore un peu enneigés.

Voilà donc les premiers tours de piste de cette chaussure de randonnée trekking tige haute. Conçue à la base pour les via ferratas, elle a été saluée par la critique pour ses qualités lors des treks alpins avec lourdes charges. Exactement le type de matériel dont je suis à la recherche actuellement.

 

D’extérieur déjà : nous avons une construction en cuir velours avec une membrane goretex sur la languette et le collier de serrage. Un laçage 3 points qui permet un ajustement optimal de la cheville aux orteils. Le tout accompagné d’une semelle Vibram avec climbing zone et du système base-Fit permettant de transmettre plus de contrôle à la chaussure. À 630 g, on a là un produit technique, relativement léger pour son utilisation et d’apparence vraiment robuste.

 

Premier point qui m’a de suite attiré sur cette chaussure, le confort. Après avoir passé bon nombre de chausses à mon pied, celle-ci se démarque réellement de toutes les autres. J’y retrouve le même confort que dans une paire de chaussures de basket, c’est dire… Rigide en semelle, le dessus de la chaussure suit tous les mouvements à la perfection. Et le confort devrait s’améliorer dans le temps grâce à la technologie Memo Foam qui assure un ajustement individuel au niveau du coup-de-pied, du tibia et de la cheville. J’ai pris un 42 2/3, chaussant habituellement un 42 /5, on est dans une taillant standard. J’ai par contre changé de suites les semelles à l’intérieur, pas par peur de leur qualité, mais par habitude, je mets des semelles Superfett dans toutes mes chaussures depuis maintenant plus de 3 ans.

Pour les premiers kilomètres avec cette chaussure, me voilà parti en Chartreuse, au-dessus du Monastère de la Grande Chartreuse. Pas loins de 1000 m de D+ et 20 bornes sont au programme. Le laçage en 3 points est vraiment efficace mais un peu déroutant au début. J’ai du m’arrêter au bout de plusieurs centaines de mètres pour revoir mon serrage et mes réglages.

Ensuite, que du bonheur. Sur le goudron, les graviers, la semelle absorbe énormément de chocs. Je n’ai que 10 kgs sur le dos, je suis donc loin de ses futures conditions d’utilisation.

Nous enchainons la randonnée par du chemin de terre et racines. Quelques rochers ici et là, et vient enfin la neige. Patauger dans la neige de printemps permet vraiment de vérifier les capacités d’une chaussure ; là-dessus, rien à redire. Elles sont parfaitement étanches. Les pieds ont beau s’enfoncer de 20 à 30 cm, l’humidité de la neige ne parvient pas à y pénétrer. On notera d’ailleurs l’excellente accroche de la semelle sur la neige fondue, ce qui est souvent un point faible.

 

 

Les 1000 m  de dénivelé avalés, la chaussure fait vraiment du bon boulot. Les quelques passages un peu raide ont permis de tester sa souplesse, là aussi elle fait des merveilles. Le nez se plie sans que le talon à l’intérieur ne se décolle et vienne créer des ampoules. Les renforts résistent aux cailloux que je rencontre et les lacets apparaissent vraiment protégés des mauvais coups. Il est temps de tester tout ça sur la descente.

On va voir si l’amorti est bon. La chaussure se comporte vraiment bien à la descente, le seul petit reproche que je ferai serait le manque d’un talon un peu relevé pour permettre un meilleur déroulé. Mais à part ça, je continue à être étonné par les performances. C’est officiel ! J’ai trouvé ma chaussure pour arpenter les territoires du Yukon.

Je sors donc de ce test avec que du positif à dire sur ces chaussures. Vraiment légères, ultra-techniques. Malgré plusieurs kilomètres sur neige je n’ai pas eu la moindre humidité dans les chausses. Les pieds sont vraiment bien tenus dedans et la semelle ne bronche pas. Il ne reste plus qu’à voir ce qu’elles donneront avec 25 kgs sur le dos. Je les recommande vivement à tous ceux qui souhaitent aller galoper en montagne des heures durant. L’une des meilleures paire de chaussures que j’ai pu mettre aux pieds.

 

Mammut AYAKO

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