Pointe de Riondet – Jour blanc

Dimanche 25 Février 2018.

On prend presque les même et on recommence… Sauf que cette fois on a troqué Marie pour Baptiste.

Le départ de la rando se fait dans le brouillard, on pourrait même dire la purée de pois. Heureusement que notre objectif, la Pointe de Riondet est assez haute et que l’on devrait rapidement passer la barrière de nuages.

C’est une rando peu commune qui nous attend. Heureusement nous allons faire un max de projection pour arriver au sommet. Environ 10km pour 1200m de dénivelé.La première partie risque donc d’être looongue. Nous avons le droit un léger dévoile de 10 min en arrivant au premier stop.

 

Avec un peu de chance on sera au-dessus des nuages une fois en haut.

C’est la caillante, heureusement que l’on circule entre les arbres, le long du lac de Saint-Guérin. Un paysage toujours surprenant, ponctué de nombreuses cascades.

On essaye tant bien que mal de s’orienter dans ce brouillard ambiant. Heureusement que les gps tournent à bloc et nous évitent de nous perdre, car aujourd’hui, difficile de se fier uniquement à son sens de l’orientation. Visibilité de 20m maximum…

Pour l’instant on a fait pas loin de 5km pour à peine 300m de dénivelé gagnés. On continue d’y croire, il fera beau une fois en haut ! Petit passage de ruisseau, heureusement peu profond, il ne s’agirait pas de se tremper au beau milieu de parcours.

Nous engrangeons les mètres, les uns après les autres. Doucement, tirant parfois un peu la langue. Le manque de visibilité et de repères nous donne quelques nausées. Après quelques heures d’ascension, nous faisons la petite pause qui va bien. Saucisson, jambon, fromage, pinard, etc… Les basiques quoi. Puis il est temps de se remotiver pour finir la montée.

On va quand même essayer d’atteindre la pointe. Quoi qu’il en soit, les conditions se détèriorent, on voit de moins en moins. Nous stoppons la montée à quelques dizaines de mètres du sommet. L’idée s’est de se poser dans un coin où l’on pourra plus facilement dépeauter et passer en mode descente…

Dans l’idée seulement. Car j’ai la bonne idée de laisser s’échapper mon ski, qui dévale en quelques secondes les 30m de visibilité que nous avons.

Bon bah… la messe est dite !

 

Impossible de retrouver ce ski dans cette purée. J’ai donc 1300m de D- sur 10kms qui m’attendent. J’attaque ma descente sans le groupe pour gagner du temps. Sur le seul ski qu’il me reste.

Autant vous dire qu’à un moment pareil on s’en vend férocement. Je me traite de tous les noms d’oiseaux. Comment ai-je pu être su bête… Enfin ! Le mal est fait. Mieux vaut en rire et retenir la leçon que ressasser la vision de ce pauvre ski disparaissant à jamais dans le brouillard et l’ombre.

Après une interminable descente, des jambes cassées par les chocs à répétition. Nous voilà en bas.

Baptiste se chauffe pour me relayer et passe sur un ski, tandis que l’on bricole une lanière pour me permettre d’utiliser son second ski.

Bilan ? Je ne me moquerai plus des gens qui perdent leur ski, bâton, etc…

 

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